Paulo Ferreira Mesquita (Mestre Paulão) est né le 24 juin 1961 à Villareal do Sabarà Busçu, une petite bourgade proche de la métropole Belo Horizonte (MG).
Ses premiers pas dans le monde de la Capoeira se font sous l'influence de son frère, déjà très populaire à Sabarà de par sa participation aux démonstrations de Capoeira pour des évènements officiels de la ville. Désireux d'en faire également partie, Paulo s'entraînera désormais davantage tout en sachant déjà que sa vie serait dédiée à la Capoeira.
En 1980 il rencontre Mestre Reginaldo Santana du groupe Association Nosso Senhor do Bonfim, avec lequel il s'entraîne jusqu'en 1984 obtenant le grade de contra mestre.
C'est en 1984, également qu'il fait la connaissance de Mestre Mao Branca qui, en l'acceptant dans son groupe alors nommé Negrinhos de Sinha, le dégrade de trois ceintures. Paulão redevint ainsi ceinture jaune.
Grâce à sa motivation extraordinaire et son engagement sans limites dans son nouveau groupe, Paulão va rattraper son retard en dépassant même les élèves plus gradués que lui pour obtenir la graduation de Mestre le 19 octobre 1990 et ainsi devenir le premier Mestre formé par Mao Branca : Mestre Paulão (diplome)
En 1993, année de la création du Groupe Capoeira Gerais par son Mestre Mao Branca, Mestre Paulão décide de suivre son propre chemin, tout en préservant ses racines: l'ECAGE (Escola Cultural Capoeira Gerais) une sorte de label créé par Mestre Mão Branca indiquant "l'origine" de certains de ses disciples. Sous l'influence de Mestre Jacaré, il quitte le brésil pour la Suisse dans le but de diffuser son art là-bas.
Les débuts sont difficiles. D'un point de vue administratif tout d'abord, puisqu'il ne dispose pas des autorisations légales pour s'établir en Suisse. Mestre Paulão se fait expulser trois fois de la Suisse, mais persévère et finit par obtenir un permis provisoire notamment grâce à ses contacts à l'Université de Lausanne.
Difficile du point de vue de son travail, ensuite, puisque presque personne ne connaît la Capoeira en Suisse à cette époque. Obtenir une reconnaissance dans un sport non-officiel fut une tâche compliquée puisque aucune fédération ne distribuait de subventions, ni allouait du crédit à cette discipline qui passait encore comme un art de saltimbanque, une discipline de rue.